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AFFAIRE DU CARLTON DE LILLE ET DU SOFITEL DE NEW YORK

Mar 28, 2012 223 Vues Jérémy F. 0 Commentaires
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La sortie de DSK du Palais de justice de Lille. Pacal Rossignol, Reuters.

9 mois après les faits, l’affaire DSK est loin d’être terminée. L’ex-favori des sondages et du PS pour battre l’UMP de Nicolas Sarkozy est une nouvelle fois au cœur de la tourmente. Aujourd’hui se déroule à New York l’audience au civil concernant l’accusation contre DSK d’agression sexuelle sur Nafissatou Diallo. Seuls leurs avocats seront présents, et la défense de DSK compte plaider l’immunité politique.

Cette semaine est riche en évènement pour l’ancien patron du FMI, puisqu’il est aussi impliqué dans l’affaire du Carlton de Lille. Lundi, alors qu’il était auditionné au Palais de Justice de Lille, il était mis en examen dans la soirée pour « proxénétisme aggravé en bande organisée », accusation pour laquelle il risque 20 ans de réclusion criminelle et 3 millions d’euros d’amende. Les faits qui lui sont reprochés se sont déroulés entre 2010 et 2011 à Paris, Washington et Lille, et concernent des rencontres libertines avec des prostitués, organisée par des amis entrepreneurs – Fabrice Paszkowski et David Roquet, ainsi qu’un commissaire divisionnaire, Jean-Christophe Lagarde.

DSK clame son innocence, niant savoir qu’il s’agissait de prostituées, affirmant qu’il  « ne pouvait pas savoir qu’il s’agissait de prostituées car ses partenaires lui étaient présentées par le commissaire JC. Lagarde. » Alors qu’une call-girl soutient le contraire et que les juges d’instruction clament qu’il en était averti, utilisant des échanges de texto organisant les rendez-vous comme preuve.

L’économiste controversé a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, sous certaines conditions avec une caution versée de de 100 000€. Il a l’interdiction d’entrer en contact avec la presse, les parties civiles, les témoins et les autres personnes mises en examen dans un dossier qui concerne une dizaine de personnes.

Dans une conférence de presse organisée par ses avocats suivant la mise en examen de DSK, sa défense – Frederique Beaulieu, Henri Leclerc, Richard Malka –  a contesté la validité juridique du dossier et de la procédure. Maitre Henri Leclerc affirme sa conviction « qu’une grande injustice a été commise » puisque avoir recours à des prostituées n’est ni un délit, ni un crime, et que « tout le monde peut dire ce qu’il veut sur le plan moral, mais il n’empêche que cela n’est interdit nulle part dans le code pénal. » Sa défense a contrattaqué en clamant un procès de mœurs : « ce que l’on réprime, c’est une forme de délit de luxure, ce qu’on lui reproche, c’est son comportement libertin ». Ses avocats vont faire appel et menacent de lancer une action en nullité à la chambre de l’instruction, car le dossier selon eux comportent des « infractions inexistantes » et les contraintes imposées par les juges d’instruction lillois répriment les libertés de leur client et sont contraires à la procédure.

Enfin, Maitre Leclerc dit « s’interroger » sur un éventuel lien entre la subite mise en examen de DSK et l’élection présidentielle approchante, sous-entendant que le parti majoritaire souhaite émousser la réputation du PS.

De nouvelles auditions devraient avoir lieu.

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