8:26 - vendredi décembre 9, 2016

YOUNG ADULT

Avr 4, 2012 227 Vues Tuc 0 Commentaires

Ceux qui pensent que Charlize Theron n’est qu’une magnifique plastique, digne héritière des Grace Kelly ou autre Marylin Monroe n’ont à l’évidence que survolé la filmographie de la belle égérie de Dior. Une fois de plus son nouveau choix de carrière nous prouve que la belle n’est pas prête de se reposer sur son postérieur, qu’elle à de bien beau d’ailleurs.

Celle qui n’avait pas rechigné à s’enlaidir outrageusement pour rentrer dans la peau d’une tueuse en série lesbienne chasseuse de pédophiles et violeurs, a cette fois opté pour un tout autre genre de prédatrice. Dirigée par mister Reitman, le papa du formidable Juno et du non moins jubilatoire Thank You For Smoking, nous emmène à nouveau dans un environnement pas franchement surprenant mais comme à chaque fois, opte pour un angle de vue très original.

Comme dans chacune de ses œuvres, le héros que l’on découvre est un anti-héros parfait, cette fois ci ce n’est pas un avocat chargé de défendre l’industrie du tabac, ni une jeune fille de 16 ans tombant enceinte, encore moins un responsable des ressources humaines spécialistes des licenciements, mais tout simplement une jolie miss d’une trentaine d’année. La belle apparaissant sous les traits de Charlize est une écrivaine pour enfants, ancienne star du lycée, typiquement le gros poisson de la mare s’étant retrouvée être un petit Némo une fois dans l’océan. Elle quitte donc New York pour revenir dans sa petite bourgade du Minnesota, bien décidé à récupérer son compagnon de gloire du lycée, même si celui-ci s’est entre temps marié, et que sa jeune femme vient d’accoucher de leur petite fille.

Que dire de cette idée qui en soit aurait pu être un terreau fertile pour une belle comédie décalée ? Hé bien tout comme son dernier film Up In The Air, le long métrage  a vite fait de perdre de son intérêt au fur et à mesure des minutes qui défilent. Aucune surprise n’en est vraiment une, certaines piques acerbes de la prom queen désenchantée vous mettrons le sourire aux lèvres, mais si ce n’est la qualité du jeu des acteurs, pas grand-chose ne nous permettra d’avoir un souvenir immémorable de ce palot Young Adult. Une belle partition se joue sous nos yeux, très bien interprété d’ailleurs, mais on écoute plus de la musique d’ascenseur que du Verdi.

Le plaisir de voir la belle déchirer à grand coup de cutter son image de sex symbol est assez jouissif et exécuté avec brio, mais est-ce suffisant à faire un film ? A vous de juger, en ces temps de morosité cinématographique, cela pourrait bien être un choix judicieux.

Vos réactions

Filed in