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Procès Oscar Pistorius: Les news de la semaine

Mar 14, 2014 238 Vues Camille L 0 Commentaires
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Pour commencer la semaine, lundi, lors du compte-rendu de l’autopsie de sa victime, le model Reeva Steenkamp, qu’il a tuée dans la nuit de la Saint-Valentin 2013, le champion sud-africain Oscar Pistorius a été pris de nausées au tribunal, au moment où le médecin légiste évoquait le crâne de la victime, fracassé par les balles, et a vomi à plusieurs reprises par la suite.

L’athlète a passé le reste de l’audience recroquevillé sur lui même, sanglotant, et effondré. On raconte que le micro placé devant Pistorius a dû être éloigné de façon à ce qu’on l’entende moins.

Aucune chaine de télévision n’a pu filmer cette séquence. A la demande du légiste Gert Saayman chargé du dossier, la diffusion en directe du procès a été interrompue le temps du témoignage du médecin. « Je pense que la nature très personnelle des conclusions faites lors d’une autopsie, ainsi que les détails très crus (…) ont le potentiel de compromettre la dignité de la personne décédée et (…) je crois qu’il est de notre devoir de préserver la dignité de la victime », a-t-il déclaré. L’autopsie, a-t-il rappelé, a conclu que la mort de Reeva avait été provoquée par ses multiples blessures par balle.

La deuxième semaine du procès avait débuté lundi matin, avec la suite de l’audition d’un garde de sécurité de la demeure du sportif, l’un des premiers à être arrivé sur les lieux après le meurtre de Reeva Steenkamp.

Soumis par l’avocat de la défense Barry Roux à un contre-interrogatoire courtois mais serré, Pieter Baba est resté ferme sur sa version des faits, selon laquelle Oscar lui avait dit « tout va bien », juste après avoir tué son amie Reeva Steenkamp.

Il a maintenu avoir appelé l’athlète le premier, alerté par des voisins, quand bien même la défense a produit des relevés horaires des appels téléphoniques montrant le contraire. »J’ai appelé M. Pistorius en premier. M. Pistorius m’a appelé après. (…) Je suis celui qui a appelé en premier », a répété plusieurs fois ce témoin cité par le Parquet.

« M. Pistorius a appelé le premier et vous avez rappelé peu après », a rétorqué Me Roux.

« J’ai appelé M. Pistorius et M. Pistorius m’a dit +tout va bien+. Mais j’ai réalisé que M. Pistorius pleurait. Et la conversation a été coupée », a soutenu Pieter Baba, comme dans son premier témoignage de vendredi.

« M. Pistorius m’a rappelé, mais il pleurait, et la ligne a été à nouveau coupée. (…) Madame, ce que j’ai dit à la Cour est la vérité », a-t-il ajouté, s’adressant à la juge Thokozile Masipa.

Après cet interrogatoire, l’avocat de la défense a montré à la Cour la première déposition de Pieter Baba à la police peu après le drame. Le témoin y déclare que l’athlète lui a dit qu' »il (allait) bien », et non pas « tout va bien » comme dans une seconde déposition, prise plus tard quand un autre inspecteur a repris l’enquête à zéro.A cela, Pieter Baba a répondu qu’il était « très fatigué » au moment où il avait fait sa première déposition.

Le Parquet soutient la thèse selon laquelle les deux amants se sont violemment disputés avant les faits, et a produit le témoignage de voisins ayant entendu une femme appeler à l’aide avant les coups de feu mortels. Oscar Pistorius risque vingt-cinq ans de prison si est reconnu coupable de préméditation de meurtre.

L’athlète, décrit partout comme paranoïaque, craignant sans cesse pour sa sécurité, et adulateur des armes à la gâchette facile, affirme depuis le début qu’il s’agit d’un horrible accident. Il dit avoir été pris de panique en entendant du bruit, et avoir tiré sur la porte des toilettes où il croyait qu’un cambrioleur était caché. Reeva Steenkamp s’y trouvait.

Pour ne rien arranger à son cas, un ami d’Oscar Pistorius, venu témoigner mardi à son procès pour meurtre, a raconté comment l’accusé avait par deux fois fait un usage imprudent d’une arme à feu.

Le premier incident remonte à 2012, lorsque Pistorius a tiré une balle à travers le toit ouvert de la voiture de son ami, pour se défouler après un contrôle policier tendu, sans prévenir. Le témoin s’en serait énervé ce à quoi le champion se serait contenté de rire.

En janvier 2013, quelques semaines avant le meurtre de la Saint-Valentin, alors qu’ils se trouvaient dans un restaurant bondé des beaux quartiers de Johannesburg, Pistorius a demandé à Fresco de lui passer son revolver sous la table. Fresco s’est alors exécuté, Pistorius a saisi l’arme, et un coup est parti. L’un des convives à la table à été égratigné au pied par des éclats.

« Pistorius m’a demandé de dire que c’était moi qui avait tiré, a témoigné Fresco, parce qu’il était trop observé par les médias à ce moment-là ».

L’incident s’est produit quelques mois après les jeux Olympiques de Londres 2012, où Pistorius, le champion amputé des deux jambes, est devenu un héros mondial en s’alignant sur les épreuves d’athlétisme aux côtés des valides. Fresco avait alors accepté d’aider son ami en s’accusant du coup de feu.

Pour enfoncer le clou un peu plus loin, un expert chargé d’analyser la porte qui séparait le sportif de sa petite amie, confirme la version de Pistorius selon laquelle il a tiré dans la porte, puis il a tenté de la défoncer là l’aide d’une batte. En revanche, le spécialiste et la défense de l’athlète ne sont pas d’accord sur la question  » est-ce-que Pistorius portait ses prothèses quand il a défoncé la porte à coup de batte »

Dure semaine pour la Team Pistorius.

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