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Médiapart lutte contre les corrompus à droite et à gauche

Avr 19, 2014 245 Vues Mathilde F. 0 Commentaires

Médiapart se présente comme un site d’informations français d’actualités indépendant et participatif en ligne. C’est ce journal qui vient de faire tomber Aquilino Morelle, deuxième personnalité à démissionner à la suite de ses révélations après l’ancien ministre du Budget Jérome Cahuzac en 2013. Le site se défend de vouloir s’attaquer à quiconque. Depuis sa création en 2008 le journal, à coup de scoop et de révélations s’est forgé l’image d’un pourfendeur anti-corruption de la droite et de la gauche malgré les critiques des politiques et d’une partie de la presse. Il a fourni de nombreuses informations dans les affaires politiques tels que Tapie, Karachi, Bettencourt, Libye

L’annonce de la démission d’Aquilino Morelle vendredi conforte la réputation de ce média, critiqué pendant la présidence de Nicolas Sarkozy pour sa supposée proximité avec la gauche, il s’est défendu en évoquant son indépendance.

L’affaire concernant l’ancien ministre du budget Jérome Cahuzac avait été lancée grâce aux révélations de Médiapart. L’accusé a finit par démissionner après avoir nié pendant des mois l’existence d’un compte à l’étranger. Edwy PLenel, ancien directeur de la rédaction du quotidien « Le Monde », s’est spécialisé dans la publication d’enquêtes qui ont ébranlé le sommet de l’État. En mars 2013 il a déclaré :

    « Mediapart était indépendant sous la droite, il l’est aussi sous la gauche ».

L’été 2008, le site avait révélé les possibles illégalités d’un jugement arbitral favorable à l’ancien homme d’affaires Bernard Tapie et l’implication de l’ex-ministre de l’Économie et actuelle patronne du FMI Christine Lagarde, accusée d’avoir trouvé un arrangement à l’amiable avec lui dans ce dossier.

Puis en septembre, il lançait les débats sur l’affaire Karachi à propos d’un éventuel détournement de commissions sur des contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite et le Pakistan.

Pratiquement 2 ans plus tard, en juin 2010, Médiapart s’attaque à l’affaire Bettencourt du nom de la miliardaire Liliane Bettencourt, un dossier d’abus de faiblesse présumé devenu affaire d’État impliquant Nicolas Sarkozy.

En juillet 2011, c’est encore ce journal qui publie des documents tirés des archives de l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine inculpé dans le volet financier du dossier Karachi dévoilant les relations de ce marchand d’armes avec le premier cercle de Nicolas Sarkozy.

En 2012, entre les deux tours de l’élection présidentielle le Premier ministre François Fillon avait accusé le site d’avoir produit un document qui affirmait que la Libye avait participé au financement de la campagne de 2007 et d’être une officine au service de François Hollande.

Nicolas Sarkozy avait déposé plainte contre Médiapart pour « faux et usage de faux » et « publication de fausses nouvelles » tandis que François Hollande attendait la réponse de la justice pour s’exprimer.

Mediapart compte 50 salariés dont une trentaine de journalistes et une vingtaine de pigistes. En 2013, il récoltait 903 000 euros de bénéfice sur un CA de 6,8 millions d’euros. Il s’estime comme l’un des plus rentables des « pure players » de l’information, en panne de capitaux. Avec 84 000 abonnés individuels le site fête ses 6 ans. En 2015 le site espère créé une « société à but non lucratif » qui détiendrait et ferait appel aux donateurs en échange d’avantages fiscaux.

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