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Le PS condamné pour avoir licencié une femme de sénateur

Mai 19, 2014 196 Vues Mathilde F. 0 Commentaires

La fédération socialiste de l’Hérault a été condamnée lundi par les prud’hommes à Montpellier, a payer 30 000 euros d’indemnités pour avoir licencier l’épouse du sénateur DVG (divers gauche) Robert Navarro en janvier 2011. Cette information provient du Premier secrétaire fédéral Hussein Bourgi qui a indiqué qu’il souhaitait prendre connaissance de l’intégralité du jugement déclarant le licenciement sans cause réelle ni sérieuse avant de décider de faire appel.

Mme Dominique Navarro n’a pas obtenu la réintégration de son poste de permanent de la fédération héraultaise qu’elle réclamait. Me Luc Abratkiewicz, l’un des des avocats du PS a commenté le verdict.

    « Il faut prendre le temps d’analyser la décision des prud’hommes. Je pense que je vais inviter le PS à faire appel car il y a un vrai débat juridique : les prud’hommes donnent raison à Mme Navarro pour une question de prescription et je pense qu’ils ont tort ».

Mme Navarro était salariée dans la fédération de l’Hérault et son époux était premier secrétaire. Elle a été licenciée après la mise sous tutelle de la fédération en 2011 sur fond d’enquête visant des détournements de fonds présumés après une plainte du PS. Le couple a été mis en examen pour abus de confiance, dans ce dossier, le parquet de Montpellier a requis en février un renvoi en correctionnelle de la femme et son mari, actuellement sénateur et vice-président du conseil régional du Languedoc-Roussillon.

La plainte du Parti Socialiste portait sur des soupçons d’irrégularités comptable, en particulier des paiements de billets d’avion pour un montant de plus de 80 000 euros alors que M. Navarro occupait la fonction de premier secrétaire fédéral. Ce dernier, exclu du PS en 2010 parce qu’il soutenait George Frêche (décédé depuis) lors des élections régionales, ce soutien de François Hollande durant les primaires socialistes dans l’Hérault a toujours dénoncé cette affaire comme un « flinguage politique ».

D’après l’avocat Me Abratkiewicz, la lettre de licenciement de Mme Navarro ne faisait absolument pas état de l’affaire pénale.

 

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