9:30 - vendredi décembre 9, 2016

Kittel, et de trois !

Juil 8, 2014 242 Vues Cyprien B. 0 Commentaires
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Après avoir remporté la première et la troisième étape, Marcel Kittel s’est à nouveau imposé ce mardi à Lille. Le sprinter allemand crée la sensation en ce début de Grande Boucle. Il a, pour le moment, saisi toutes les occasions qui lui étaient offertes, et ne compte pas s’arrêter là.

Il a toutefois eu plus de mal que les jours précédents à passer la ligne devant ses concurrents, Alexander Kristoff et Arnaud Démare.

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Avant le départ, le non-départ d’Andy Schleck (LUX – Trek) a été officialisé. Le Luxembourgeois est en effet tombé lundi dans le final, et souffre des ligaments.

Comme sur les trois premières étapes, l’échappée matinale est partie dès le kilomètre 0. Cette fois, c’est Thomas Voeckler (FRA – Europcar) et Luis Angel Mate Mardonnes (ESP – Cofidis) qui sont sortis du peloton en début de parcours.

Le peloton a laissé partir les deux fuyards, sans se mettre à rouler. Ce rythme lent n’a pas empêché les chutes. Chris Froome, vainqueur de la dernière édition et grand favori cette année, a chuté dans les tout premiers kilomètres, se brûlant tout le côté gauche et se tordant le poignet. Le Britannique s’est immédiatement fait soigner auprès de la voiture médicale, mais pourrait avoir du mal demain sur les pavés.

CAMBRIDGE/LONDRES

Dans la côte de la Campagnette, l’Espagnol passe en tête pour protéger le maillot à pois de son coéquipier Cyril Lemoine.

A 66km de l’arrivée, le peloton est scindé en 2 groupes sous l’impulsion de Cannondale et BMC. Parmi les coureurs piégés, on retrouve Joaquim Rodriguez (ESP – Katusha), Michal Kwiatkowski (POL – OPQS) et Arnaud Démare (FRA – FDJ) entre autres. Le groupe mettra plusieurs kilomètres à rentrer dans le peloton.

 10km plus tard, Mate est victime d’une seconde crevaison. Le temps d’être dépanné et de repartir, il est avalé par la tête du peloton. Thomas Voeckler devra terminer seul un projet déjà plus que compromis à deux.

Étonnement, l’écart qui stagnait sous la minute remonte immédiatement. L’ex-champion de France lâche met ses forces dans la bataille, bien qu’il sache très bien que ses chances d’arriver au bout seul sont infimes. Son avance remonte, jusqu’à atteindre 1’30 » dans la descente du Mont Noir.

 

Lotto-Belisol, Giant-Shimano, Sky et Saxo-Tinkoff se mettent à rouler ensemble, ce qui leur permet de revenir à grande vitesse sur le baroudeur.

Dans la poursuite, trois coureurs de Lotto sont projetés au sol dans un virage. Si Lars Bak a pu repartir immédiatement, Bart de Clercq a eu plus de mal. Le Belge a fini dans le dernier groupe, à plus de 7 minutes de Kittel. Le bilan est pire pour Greg Henderson, qui a abandonné sur le champ, victime d’une plaie importante au genou.

Dans les rues de Lille, à 16km de la ligne d’arrivée finale, Voeckler est repris à son tour. Le Français aura, comme souvent, réalisé un grand numéro, un peu suicidaire, certes, mais qu’il a mené plus loin que prévu. Il sera récompensé demain par le dossard rouge de combatif.

Puis l’attention de tous s’est porté sur les trains des sprinters à l’avant. Comme d’habitude, celui de Kittel a été quasiment parfait, ce qui lui a permis de partir au bon moment, très bien lancé, et de devancer tous ses adversaires.

Les réactions

Marcel Kittel : « Ce n’était pas une étape longue, mais le final était très rapide et nerveux. Nous avons eu beaucoup de difficultés à rester en tête de peloton. J’ai essayé de prendre la roue de Kristoff, mais c’était dur. Je regardais la ligne et ne pensais qu’à ça. Je voyais l’arrivée et j’ai vraiment donné tout ce que j’avais aujourd’hui. Mais c’était très dur. Nous n’avons jamais sous-estimé Kristoff. Nous savons depuis longtemps qu’il est très dangereux et il l’a prouvé. Aujourd’hui, nous avons vu que nous ne sommes pas imbattables. Nous devons nous reconcentrer sur la course et sur notre préparation. C’était dur aujourd’hui. Demain sera une étape encore plus difficile, mais nous avons aussi des ambitions. Nous avons quand même John Degenkolb, le coureur qui a terminé deuxième de Paris-Roubaix cette année. »

Thomas Voeckler « J’avais décidé de partir ce matin, pour dérouiller un peu le moteur. Je suis un diesel, j’ai 35 ans, j’ai besoin de me chauffer.  Je n’avais pas d’illusion sur mes chances d’aller au bout, mais je me suis vraiment fait plaisir aujourd’hui. L’étape de demain ne nous fait pas peur, mais il y a forcément de l’appréhension. Le but pour nous sera de faire en sorte que Pierre (Rolland) soit dans de bonnes conditions et perde le moins de temps possible. Le petit incident qu’il a eu hier, ce n’est rien du tout, c’est devenu un des plus grands coureurs de courses par étapes, il a changé de dimension. Pour ce qui est de Bryan Coquard, il faut lui lasser le temps d’apprendre, de progresser, mais ne vous inquiétez pas, vous aurez l’occasion d’écrire sur lui très vite. »

L’étape de demain

Mercredi, les coureurs partiront pour 155km depuis Ypres, en Belgique, jusque Arenberg, dans le Nord. Le fait remarquable de cette étape est la présence de 9 secteurs pavés, qui donneront un air de Paris-Roubaix à ce cinquième jour de compétition.

S’il est certain que personne ne gagnera le tour demain, il n’est pas impossible que certains tracent une croix définitive sur la victoire finale. Les pavés sont connus pour provoquer des chutes, des crevaisons, des cassures… Et ce sera sans doute le cas demain.

C’est sans doute l’étape pour laquelle il est le plus difficile de trouver un favori, hormis peut-être Cancellara, d’habitude très à l’aise sur les pavés, ou Degenkolb, second de la dernière édition de l’Enfer du Nord.

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