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François Rebsamen choque avec sa sortie sur les chômeurs !

Sep 2, 2014 197 Vues Mathilde F. 0 Commentaires
François_Rebsamen

Le ministre du travail était interrogé ce matin sur I-Télé à propos de la montée du chômage. Qu’envisage t-il de faire pour relancer l’emploi en France ?

L’objectif principal du nouveau ministre consiste tout d’abord à faire le tri parmi les chômeurs ainsi le pourcentage de chômage baissera. Pour mener à bien un tel but, il a fait appel à Pôle emploi en ordonnant de « renforcer les contrôles » pour s’assurer que les chômeurs font leur travail de recherche. Il estime d’ailleurs que des « sanctions » s’imposeraient si ce n’était pas le cas.

     « Je demande à Pôle emploi de renforcer les contrôles pour vérifier que les gens cherchent bien un emploi. Il faut qu’il y ait, à un moment, une sanction ».

M.Rebsamen estime que cette mission est à la portée des travailleurs sociaux. Selon lui, les chômeurs qui recherchent activement un emploi sont découragés par ceux qui ne font aucun efforts :

     « C’est négatif pour ceux qui recherchent des emplois d’être à côté de personnes qui ne cherchent pas d’emploi donc je demande à Pôle emploi de renforcer les contrôles ».

Aux yeux du ministre, ceux qui ne cherchent pas d’emploi ne collent pas à l’image de la France qui cherche à s’en sortir :

     « Il n’est pas possible, dans un pays qui est en difficulté, qui veut se redresser, qui porte le travail, d’avoir des gens qui ne cherchent pas d’emploi ».

En France, il y a pratiquement 6 millions chômeurs d’inscrits à Pôle emploi (toutes catégories confondues) pour 248 000 offres proposées.

Les membres du PS n’approuvent pas :

Jérôme Guedj,  le président du conseil général de l’Essonne, socialiste rallié à la cause d’Arnaud Montebourg a taclé le ministre en lui rappelant qu’avant d’agir contre les chercheurs d’emplois, il devrait se concentrer sur le contrôle des entreprises abusives. Il a posté un message sur twitter :

L’élu a été contacté par le journal Sudouest.fr et a confirmé ses propos, il regrette que les chômeurs soient la cible d’une politique qui va à contre sens en laissant les entreprises abusées de leur position privilégiée.

      « Dans la bataille contre le chômage, l’abus le plus important se sont les aides publiques versées aux entreprises qui ne jouent pas le jeu pour la bataille de l’emploi ».

Pour argumenter son point de vue, il donne les noms de deux entreprises qui vont percevoir de l’argent et quand même licencier beaucoup de monde : « C’est Auchan qui encaisse 120 millions d’euros de CICE et qui va quand même supprimer 300 emplois, c’est Adecco, dans le travail temporaire qui doit encaisser 110 millions d’euros de CICE et qui va aussi supprimer plusieurs centaines de postes ».

 

Toutes les sorties médiatiques de ces derniers jours vont dans le même sens : les 35h, les départs d’Arnaud Montebourg et Benoit Hamon, les ordonnances sur le travail le dimanche, les seuils sociaux, la modification de la loi sur le logement. C’est en tous cas la pensée de M. Guedj qui voit d’un mauvais œil tout ces changements surtout en ce qui concerne les électeurs du PS et de la gauche qui ne voteront pas pour une politique de patronat :

« On envoi des signaux a tout le monde sauf au peuple de gauche qui nous a sanctionné aux dernières élections municipales ».

 

Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du parti socialiste, a trouvé que la sortie médiatique de son collègue ne collait pas avec l’image que le parti voulait donner :      

      « Les annonces faites sur le contrôle des chômeurs brouillent le message présidentiel et nous le regrettons ».

Les syndicalistes sont révoltés :

Eric Aubin, membre de la direction de la CGT, considère que le gouvernement se sert de cette proposition uniquement pour faire baisser les chiffres du chômage et regrette que se soit la « seule solution » donnée par le ministre du Travail : « La seule solution que trouve le gouvernement pour faire baisser la courbe du chômage, c’est de sanctionner les demandeurs d’emploi en considérant qu’il ne cherche pas activement des emplois ».

Il affirme que le chiffre de 350 000 emplois non pourvus cité par le ministre n’est pas correct car il est prévisionnel, il explique aussi que François Rebsamen n’a pas tenu compte de la nature de l’emploi à pourvoir. Le syndicaliste voit « un manque de sérieux » de la part du gouvernement qui copie la politique de Nicolas Sarkozy.

Autre syndicat à s’insurger, la CFDT, son leader Laurent Berger est stupéfait, il pense a tout ceux qui cherchent du travail activement et attendent des solutions pour qu’ils puissent en trouver un :

« Ma pensée va aux gens que je connais, jeunes et moins jeunes qui cherchent du boulot désespérément et attendent des responsables politiques et du patronat des solutions en termes d’emploi et se voient stigmatisés ».

Sur twitter aussi, les commentaires ne sont pas tendre avec le ministre du Travail :

 

 

Source photo d’en-tête : wikipedia Common

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