Selon une étude réalisée par l’Union régionale des professionnels de santé d’Ile-de-France auprès de 2825 médecins libéraux, les patients d’Ile-de-France ont la mémoire courte et pas d’agenda pour se rappeler, que tel jour, à telle heure, ils ont rendez-vous chez leur toubib qui en pâtit !

Cette impossibilité d’honorer leurs consultations (oubli réel ou défection feinte ?), parfois même sans s’en excuser, en prévenant poliment à l’avance, ou une fois le rendez-vous passé, est une gabegie en temps perdu (40 minutes par jour soit l’équivalent de 2 créneaux réservés) !

Cet absentéisme chronique (serait-ce une nouvelle pathologie ?) se décline ainsi chez le patient-type : il intervient souvent lors d’une première rencontre patient/médecin (39% des cas), en tiers-payant (23% des cas) ou si le rendez-vous est prévu depuis plus d’une quinzaine de jours (22% des cas) !

Les spécialistes les plus touchés sont les radiologues devant les dermatologues et les ophtalmologues. L’étude met en exergue également des variations selon les départements d’Ile-de-France : plus de consultations manquées en banlieue (là où la précarisation sévit) que dans Paris intra-muros !

Ainsi, les praticiens, au risque inévitable d’engorger leurs cabinets, ont tendance à prendre plus de rendez-vous qu’ils ne peuvent en réalité (41% l’avouent) ! D’autres (59%) ont misé sur le high-tech avec des textos ou rappels automatiques pour pense-bête !

LURPS propose « d’éduquer les patients sur la notion d’urgence via la prévention, l’éducation pour la santé » pour éviter l’afflux notoire de patients sollicitant un rendez-vous à la dernière minute. Les médecins servent déjà de premiers aiguilleurs des soins par téléphone !

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