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Énorme vol à Miramas : l’armée de terre dépouillée de 180 détonateurs et d’explosifs

Juil 7, 2015 386 Vues Mathilde F. 0 Commentaires
Photo d'illustration munition / pixabay

180 détonateurs, une dizaine de pains d’explosifs, une quarantaine de grenades et une soixantaine de bouchons-allumeurs ont été dérobés dans un dépôt de munitions de l’armée de terre à Miramas dans les Bouches-du-Rhône. Selon Europe 1, une ou plusieurs personnes ont pénétré dans l’enceinte militaire dans la nuit de dimanche à lundi. Une affaire extrêmement embarrassante pour le ministère de la Défense française qui s’est refusé à tout commentaire tout comme le Premier ministre Manuel Valls.

Un vol d’une telle ampleur n’est pas négligeable surtout à notre époque propice aux attaques terroristes. Le nombre d’armes volés restent encore à déterminer, lundi soir, l’inventaire était toujours en cours, il se poursuit aujourd’hui. Le centre militaire de Miramas est chargé de stocker le matériel et les munitions nécessaires aux opérations extérieures, les « Opex » que la France mène en Afrique !

Le site est composé de dizaines de bâtiments éparpillés dans une zone de 250 hectares, un grillage entoure le complexe militaire mais aucune caméra de surveillance n’est présente dans les environs. C’est l’établissement principal de munitions de Provence qui employaient en 2011, 120 militaires et 101 personnels civils. La nuit, la zone est surveillée avec quelques gardiens et des militaires endormis. Pour entrer, les voleurs ont soulevé et percé le grillage, ils ont ensuite forcé neuf bâtiments et volés une partie de ce qu’ils contenaient.

Les gendarmes locaux soutenu par la Brigade de recherche d’Istres et de Marseille, ont commencé leur enquête et signalé ce vol spectaculaire au gouvernement français, ils craignent deux types d’attaques aussi inquiétantes l’une que l’autre. Il pourrait s’agir d’un acte de grand banditisme, les malfaiteurs pourraient réutiliser les armes volées pour commettre d’éventuels braquages mais la piste terroriste est aussi fortement envisagée, des attentats pourraient être commis en France avec les explosifs volés.

Ce qui est certain, c’est qu’au moins l’un des voleurs connaissaient bien le lieu. Le maire socialiste de Miramas, Frédéric Vigouroux s’est exprimé sur France Bleu Province se disant inquiet et étonné :

     « C’est un établissement qui est pourtant très verrouillé, très surveillé. Tous les services de l’État sont sur des charbons ardents ».

Pour l’instant, toutes les hypothèses sont possibles.

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