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Superman : open world ou fantasme de joueurs ?

Juil 24, 2015 482 Vues Fabien L 0 Commentaires
Capture Youtube

Super héros légendaire, Kal-el a toujours captivé les fans de comics, les jeunes enfants et les adultes emprunts à la magie d’un monde qui ne sera jamais à leur portée. Et oui malheureusement nous ne vivons pas dans un monde où l’on dissout du métal avec les yeux, où l’on neutralise un vilain avec un Batarang ni où l’on possède de l’Adamantium. Heureusement les jeux vidéos sont là et nous permettent de nous glisser dans un costume et de posséder des pouvoirs surhumains.

Après presque 80 ans de bon et loyaux services l’homme d’acier fait parti de ceux que l’on rêve de devenir. Les développeurs, depuis l’émergence du PC jusqu’à la ps2 et Xbox, ont essayé plusieurs fois de nous faire vivre ce sentiment de super héros parmi les super héros. Si parfois ils sont passés prés du but, ils se sont majoritairement trop exposés à la Kryptonite. A quelques mois de la sortie du nouveau film Superman Vs Batman : l’aube de la justice, et la fin de la série des Batman de Rocksteady, les rumeurs sur une éventuelle refonte de Superman version nextgen reviennent sur le tapis. Réalité ou fantasme des joueurs ? A quoi pourrait ton s’attendre ?

Un jeu en plomb

Nous sommes en 1978 sur une Atari 2600 et ça fait mal aux yeux. A l’image d’un E.T sur la même machine totalement injouable, voici un enchainement de tableaux où l’on peut apercevoir un nudiste en collant bleu évoluer. Si la date de sortie de ce jeu suffit pour calmer nos ardeurs de joueurs du futur exigeants, on ne se sent pas vraiment Superman en voyant ça. Next !

Un jeu en Kryptonite

Sortez les mouchoirs nous sommes en 1999 et arrive un oiseau, non un avion…non une atrocité volante sur Nintendo 64. Au programme : mettez vous dans la peau de superman dans un monde buggé qui se résume à voler à travers des anneaux, jeter des voitures sur rien puisque le décor est vide avec un gameplay affreux et un compte à rebours qui, une fois terminé, vous envoie un game over. Pour couronner le tout vous mourrez si vous êtes touchés par des balles. Bref une fois de plus on ne sent définitivement pas à la place de Kal-El. La vidéo parle d’elle même. Next !

Un jeu Clark Kent…

… Autrement dit, un jeu incipide et maladroit mais rempli de bonne volontés. Nous sommes en 2002 sur PS2 et après 24 années qui la sépare de l’Atari la console de Sony ne fait pas mieux. Caméra folle, décor vide, gameplay médiocre et scénario léger en font une fois de plus un jeu qui n’est pas à la hauteur. Et même si cette fois le fait d’être invulnérable est présent, les développeurs ont ajouté un chronomètre et des missions répétitives qui enfoncent le clou. Comme une histoire qui se répéte Superman Shadow of Apokolips est une déception. Je vous fait grâce de Superman : The Man of Steel sorti sur Xbox la même année qui est encore plus mauvais. Next !

Un jeu popcorn

Nous sommes en 2006 et sort en salles le film Superman Returns avec l’excellent Kevin Spacey dans le rôle de Lex Luthor. Cela va de soit le jeux vidéo du même nom sort également cette année là sur GameCube, Xbox et PS2. Pour la premiére fois on se sent devenir l’homme d’acier. Courir et s’envoler comme bon nous semble, dépasser le mur du son et allez très haut dans le ciel dans un monde ouvert. Jusque là tout va bien. Puis arrivent les missions répétitives, une durée de vie risible, des graphismes très légers et encore une caméra têtue. Serait-ce si difficile que ça de faire un bon jeu avec Superman, à l’image d’un Batman ?

Réponse : Le Pire danger pour Superman c’est Superman lui-même !

Tout les avantages de l’homme d’acier en matière de jeux vidéos deviennent finalement ses pires faiblesses. Etre invincible veut dire ne jamais mourir, courir ou voler à travers un jeu sans subir de dégâts sous peines de ne plus coller aux capacités du héros. Tout cela implique un gameplay et un level design limité ou au contraire illimité, ce qui dans les deux cas, n’est pas viable. Grâce aux nouvelles consoles plus puissantes on pourrait profiter des pouvoirs de Kent à travers un Metropolis bien modélisé et vivant mais encore une fois trop limité pour un dieu.

Un super héros qui se recharge avec le soleil et qui ne peut même pas dépasser la mésosphère de la planète bleu c’est ridicule. Non, force est de constater que Superman ne peut devenir un hit comme notre Batou dans la série des Arkham, et est condamné à être rélayé au personnage jouable dans un jeux de baston comme Injustice. Parce que Superman n’est soumis à aucune contrainte physique dans un monde où les développeurs le sont, tout cela nous amène vers un constat amer mais probablement réaliste à savoir qu’un jeu digne de ce nom ne verra pas le jour de sitôt. Alors si la Kryptonite est le point faible de Superman, Superman est la Kryptonite des développeurs.

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