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Les étudiants en manque d’argent renoncent de plus en plus aux soins !

Sep 24, 2015 261 Vues Jérémy F. 0 Commentaires
tOrange.biz / Créatives Commons
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Les étudiants sont-ils désormais sur  sur la paille… ? Dans un communiqué publié par le réseau national des mutuelles étudiantes de proximité Emevia, ce dernier dévoile une enquête de référence sur la santé des étudiants en France; enquête qui est réalisée tous les deux ans depuis 1999. Et cette 8ème étude soulève un fait inquiétant : Celui du renoncement aux soins des étudiants pour des raisons financières.

Au cours des 6 derniers mois, 15,6% des étudiants ont déclaré avoir renoncé à des soins pour des raisons financières comme l’explique Emevia. Même si ce pourcentage a légèrement diminué depuis l’enquête de 2013 (17,4%), ce taux de renoncement reste tout de même préoccupant.

L’étude révèle également que pour l’année 2015, 51,5% des étudiants ont déclaré avoir ressenti des difficultés financières, contre 49,5% en 2013. Si ces difficultés restent majoritairement occasionnelles pour la plupart d’entre eux, ils sont tout de même 14% à avoir des problèmes financiers au quotidien (contre 12,4% en 2013).

Les étudiants traînent donc des pieds pour pousser la porte des cabinets et seulement 79,2% d’entre eux ont consulté un professionnel de santé au cours des 12 derniers mois. Les gynécologues sont également concernés par cette baisse de fréquentation des étudiantes puisque pour l’année 2015, seulement 44,88% d’entre elles ont consulté. C’est un taux de fréquentation moins élevé qu’en 2013 ou elles étaient 48%.

Pire encore, le rapport mené par le réseau national des mutuelles étudiantes de proximité montre que 54,1% des étudiants qui tombent malade, attendent tout simplement que la maladie disparaisse en ayant recours à aucuns soins. 51,8% consultent toutefois un médecin traitant alors que 49,2% préfèrent quant à eux l’automédication.

Il reste donc de très gros efforts à faire en matière de l’accès aux soins des étudiants même si une grande majorité d’entre eux déclarent aujourd’hui être en bonne santé.

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