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Décès à 64 ans de Christophe Salengro, le président de « Groland »

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Christophe Salengro
Christophe Salengro / CC Pablo Tupin-Noriega

Le comédien et danseur Christophe Salengro, connu surtout pour être le président de Groland sur Canal+, est mort ce vendredi 30 avril au matin d’une crise cardiaque.

Peut-être était-il prédestiné à devenir président de la fictive « présipauté » de Groland par son physique un peu éloigné de celui d’une jeune premier, nez proéminent et larges oreilles décollées. Avec sa taille proche des deux mètres, il incarnait d’ailleurs, en président omnipotent, une caricature de Charles de Gaulle. Toujours est-il que dans les années 90 il fut nommé dans l’émission président à vie et « inmourrable », selon la constitution grolandaise. D’après l’émission satirique éponyme, le nom « Groland » était apparu officiellement en 1707, après une fête traditionnelle appelée « la Beuverie ».

Une présidence de la « présipauté » haute en couleurs

Dès ses 11 ans, âge de la majorité sexuelle et légale grolandaise, il accéda à la fonction présidentielle suprême, faisant de lui le plus jeune président de l’histoire devant Emmanuel « Micron ». Visionnaire, il chercha à transformer la présipauté en havre de paix. Parmi ses initiatives remarquables, et grâce à ses qualités athlétiques,  il avait lancé une compétition de saut à la perche en tenue d’Adam. Bien entendu, la discipline fut reconnue olympique aux J.O. de Groland en 1992. Plusieurs femmes eurent le privilège de partager leur vie avec lui, dont Amélie Pouline, rencontrée comme il se doit dans les rues de Montmartre, et Carlita Bruno, rencontrée en décembre 2007 dans une maison close roumaine…

Sa remarquable présidence fut toutefois émaillée de quelques incidents, comme l’annexion de la rue de Crimée (allusion satirique à l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014), ou bien sa mise sur écoute par la NSA. A sa demande précisa-t-il, pour se souvenir chaque jour de ce qu’il avait dit en état d’ébriété la veille ! Il disait également s’inspirer de la verve de son homogue français « Mini-Sarko ».

Jules-Edouard Moustic et Benoît Delépine, créateurs de l’émission (le premier en est également le présentateur), ont déclaré dans un communiqué : « Notre phare s’est éteint. Depuis ce matin, les Grolandaises et les Grolandais vivent dans le noir ». Jules-Edouard Moustic, de son vrai nom Christian Bordes, a également indiqué que Christophe Salengro était hospitalisé depuis deux ans.

Les hommages au comédien

L’artiste avait été le compagnon de création dès 1985, et pendant plus de trente ans, du chorégraphe Philippe Decouflé. « Philippe m’a permis de développer toute une recherche sur les langues imaginaires auxquelles je suis très attaché » disait le comédien et danseur en 2004 à propos du chorégraphe. « Et puis j’adore retrouver la bande de potes qui l’entoure. J’aime bien les gens ». Philippe Decouflé a accueilli la nouvelle du décès de Christophe Salengro avec « une grande douleur ». « Il restera une des grandes rencontres de ma vie », a-t-il confié à l’AFP avec des sanglots dans la voix, « on a grandi ensemble ». « Je lui ai fait découvrir le plaisir de la scène, c’était une bête de scène, il avait un impact incroyable, c’était une espèce de grand talent naturel », a-t-il ajouté.

A Montmartre, un café, la Pomponnette, était devenu ambassade de Groland et émettait des passeports de la présipauté… Son patron se souvient avec émotion : « C’était un grand gosse, il ne pouvait pas s’empêcher de dire des grossièretés et de les faire ».

Canal+ dédiera à l’artiste la soirée spéciale pour les 25 ans de Groland prévue le 14 avril prochain. Un hommage spécial lui sera rendu en ouverture dans le « Zapoï », parodie grolandaise du « Zapping ». Sur les réseaux sociaux, les Grolandais et les Grolandaises ont multiplié les hommages, beaucoup soulignant que « la Présipauté est en deuil ». « Étant parti le jour de la mort du Christ, peut-être va-t-il ressusciter le lundi de Pâques. Espérons-le. Président, on t’aime », a tweeté le magazine Fluide Glacial cité par L’Express. L’ONG Attac, quant à elle, demandait à l’Elysée de décréter « trois jours d’apéro national » en son honneur !

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