2:35 - mercredi novembre 21, 2018

Sa fille est violemment percutée par un conducteur de 92 ans, le cri du cœur d’un père de famille !

136 Vues Virginie A. 0 Commentaires
automobiliste
ertrand Déroulède, le père de la victime fauchée par un automobiliste de 92 ans / Capture Le Parisien TV

Samedi 27 octobre en fin après-midi, Pauline, 27 ans, a arrêté son scooter à l’angle de la rue Dantzig et de la rue de la Convention dans le 15ème arrondissement de Paris. Pauline attend tranquillement sur le trottoir, assise sur son deux-roues, son amie qui est entrée chez un fleuriste. Soudain, un véhicule la percute !

Au volant, un homme de 92 ans, qui a perdu le contrôle de son véhicule et a foncé dans la vitrine de la boutique, relate Sud-Ouest.

Projetée à plusieurs mètres de distance, la jeune femme a eu la vie sauve grâce à son casque qu’elle n’avait heureusement pas enlevée. Mais cette grande sportive, ancienne prof de tennis, a perdu une jambe littéralement arrachée par le véhicule du chauffard. Les premiers éléments de l’enquête et l’absence de traces de freinage semblent indiquer que le conducteur  aurait été victime d’un malaise ou qu’il aurait confondu les pédales.

Un test d’aptitude pour les seniors de plus de 60 ans ?

« Était-il encore apte à conduire ? Je n’en suis pas sûr. Je n’ai pas de rage contre ce vieux monsieur. Je compatis. Lui aussi doit être effondré. Mais ce terrible coup du sort doit être l’occasion d’ouvrir un vrai débat sur le contrôle de l’aptitude des personnes âgées à prendre le volant », explique Bertrand Déroulède, le père de Pauline. « On parle de l’alcool au volant, ce qui est tout à fait normal, on parle des véhicules qui ne sont plus en état de fonctionner, bien sûr, tout ça est normal. Mais rien concernant tout ce qui est l’aptitude au volant à des âges plus ou moins avancés » ajoute-t-il.

Ce drame, qui pourrait coûter la vie à l’une des victimes, toujours dans un état critique, a en tout cas de quoi selon le père de la victime, relancer le débat sur l’instauration d’un contrôle d’aptitude à conduire, comme il en existe dans d’autres pays européens. Malheureusement, le débat ne semble cependant pas être une priorité du gouvernement : Christophe Castaner, nouveau ministre de l’Intérieur, en appelait en effet cette semaine à « la responsabilité des conducteurs, mais aussi des familles », pour limiter ce genre d’accidents. « Nous n’envisageons pas de faire passer des tests à toutes les personnes qui ont plus de 60 ans » a ajouté ce dernier.

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