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Acte 14 des Gilets jaunes : le bilan de la journée en France

Le le philosophe Alain Finkielkraut, sifflé et insulté en marge de l'acte 14 des gilets jaunes / Capture BFMTV

La mobilisation des gilets jaunes persiste pour ce 14ème samedi à travers la France.

[dropcap]I[/dropcap]ls étaient 41 500 manifestants dans toute la France, dont 5000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur, comme l’explique France Info. La semaine précédente, il avait recensé 51 400 personnes sur l’ensemble du territoire, dont 4 000 à Paris.

A Paris

Dès la fin de matinée, on a vu de nombreux manifestants à Paris descendre l’avenue des Champs-Élysées depuis le rond-point de l’Étoile, en direction de l’Assemblée nationale. Ils ont déambulé ensuite boulevard Saint-Michel avant de rejoindre le secteur des Invalides. En marge de leur quatorzième samedi de mobilisation à Paris, certains « gilets jaunes » ont copieusement insulté et sifflé le philosophe Alain Finkielkraut, comme nous avons pu le constater sur place. « Barre-toi ! », « sale merde », « rentre chez toi », lui ont-ils crié, alors qu’ils le croisaient rue Campagne-Première, dans le XIVe arrondissement de Paris. « Elle est à nous la France », a poursuivi l’un des manifestants.

Quelques milliers de « gilets jaunes » se sont ensuite amassés sur l’esplanade des Invalides où des tensions ont éclaté en tête du cortège, arrêté par les forces de l’ordre. Nombreux tirs de projectiles (notamment des pierres) de la part des manifestants suivis d’une riposte des CRS. Les militants ont tenté de rejoindre le pont Alexandre III également bloqué.

Après environ une heure d’affrontements, l’esplanade des Invalides a été évacuée. La préfecture de police de Paris a indiqué que 23 personnes ont été interpellées. En fin de journée, les « gilets jaunes » ont pris la direction des Champs-Élysées.

En Province

Des rassemblements étaient également organisés dans d’autres métropoles (Marseille, Lyon, Lille) et plusieurs autres villes (Nice, Saint-Étienne, Bourg-en-Bresse, Pontivy, Alençon…). A Rouen, des manifestants ont été « bousculés » par un conducteur, qui était avec sa femme et leur bébé. La famille s’est retrouvée au cœur de la manifestation et des manifestants s’en sont pris au véhicule, montant sur ce dernier et jetant des projectiles. Le conducteur a alors été pris de panique. Il a quitté les lieux avant de se présenter quelques instants plus tard au commissariat.

La manifestation nantaise, à laquelle ont pris part 1600 manifestants, a été émaillée d’incidents avec des jets de peinture, de pavés, de bouteilles en verre et de fusées, tags sur la préfecture, selon celle-ci.

À Marseille, environ dix « gilets jaunes » ont entamé une marche pour le RIC (Référendum d’initiative citoyenne).

À Bordeaux, la place de la Bourse s’est couverte de jaune à partir de 13h. Le cortège a emprunté un itinéraire différent des autres samedis, passant dans des quartiers cossus. Mais l’itinéraire s’est terminé à l’endroit habituel, place Pey Berland, entre la cathédrale et mairie, où comme chaque samedi des violences ont éclaté: la police a répondu à coups de canons à eau et de gaz lacrymogène à des jets de bouteilles, pétards et autres projectiles.

A Toulouse 2500 personnes manifestaient. Les premières échauffourées ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre en milieu d’après midi. « Quelques incidents ont eu lieu à différents endroits à Toulouse avec des tags et appositions d’affiches, des feux de poubelles et des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre », a confirmé la préfecture. À 18H00, les services de l’État recensaient « un blessé en urgence relative » et huit interpellations.

Environ 2 500 Gilets jaunes ont défilé à Pontivy (Morbihan). Malgré les importantes mesures de sécurité prises dans cette ville de Centre-Bretagne, les premiers affrontements avec les forces de l’ordre ont lieu depuis 17 h 30, après la manifestation, Rue Nationale.

À Paris, la mobilisation doit s’étaler sur l’ensemble du week-end, pour marquer dimanche le troisième mois, jour pour jour, du mouvement. « Sur chacune des deux journées, des rassemblements informels et la constitution de cortèges sauvages ne peuvent être exclus », prévient la préfecture de police de Paris.

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