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Karl Lagerfeld : retour sur la prestigieuse carrière du couturier

Karl Lagerfeld

le couturier, Karl Lagerfeld / CC Photo Thore Siebrands

Directeur artistique de Chanel, il a considérablement apporté au monde de la mode. Retour sur les moments marquants de sa carrière.

Karl Lagerfeld a toujours voulu bousculer les repères. D’abord entré chez Balmain puis Jean Patou, deux légendes de la haute couture, il a ensuite repris les rênes de la maison Chanel. Là encore, il s’est joué des codes, faisant appel à des silhouettes plus modernes, à des matériaux comme le tweed ou le camelia, ou encore grâce à ses défilés pharaoniques.  Autodidacte, il disait être « une improvisation totale », une âme créative libre qui ne suivait que son instinct, comme le relate Vogue. « La mode, c’est éphémère » affirmait-il.

C’est en 1949 que Karl Lagerfeld décide de devenir styliste, en accompagnant sa mère Elisabeth à un défilé Christian Dior. C’est en arrivant à Paris dans les années 50, qu’il démarre sa carrière en remportant le premier prix ex aequo avec Yves Saint Laurent du Secrétariat international de la laine. C’est là que Pierre Balmain le repère et lui offre un poste d’assistant. Karl Lagerfeld accède à la notoriété en travaillant pour la maison Fendi (jusqu’à sa mort), mais surtout Chanel. En plus de ses postes de directeurs artistiques, Karl Lagerfeld était un grand photographe de mode, dont l’une de ses plus célèbres égéries est Vanessa Paradis. Il la photographie et la filme pour les publicités et les magazines de mode. En novembre 2012, il est élu « styliste le plus influent des 25 dernières années ». Lagerfeld casse encore les codes en 2004 : il créé une collection de trente pièces pour la chaîne H&M.

Au cours de sa carrière, Lagerfeld créé aussi des costumes de spectacles et de cinéma : de l’opéra de la Scala de Milan aux ballets de Monte-Carlo, en passant par le cinéma et les  tenues des tournées de Kylie Minogue et Madonna. Il lui avait créé une robe avec trois losanges ajourés dans le dos, qui laisse voir sa peau jusqu’aux reins, pour le film « Le Charme discret de la bourgeoisie » (2:00).

chaque année, le défilé Chanel qu’il orchestrait sous la verrière du Grand palais à Paris.

Il était devenu, dans les années 2000, un personnage des Guignols de l’info, commentateur de la mode et des tenues des stars et de Monsieur et Madame Tout le monde.  Il a également été l’égérie d’une campagne pour la Sécurité routière, au moment où le gilet jaune est devenu obligatoire dans les voitures. « C’est jaune, c’est moche, ça ne va avec rien mais ça peut vous sauver la vie », proclamait le slogan.

On se souviendra de son look finement ciselé : ses lunettes noires, ses mitaines, son chat et ses bagouzes en argent. Et de sa folie, trouvant toute son élégante démesure dans d’extraordinaires défilés-spectacles.

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