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Coronavirus. un plan de relance économique pour l’Europe

Coronavirus

Coronavirus / Illustration Pixabay

Ce lundi 18 mai, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont présenté un plan européen de relance économique lié à la crise sanitaire du coronavirus.

Une des grandes inquiétudes liée à la pandémie était la crise économique mondiale qui allait suivre. En effet, le monde souffre des mesures de confinement qui ont obligé un ralentissement de l’activité économique. Selon Toute l’Europe, le FMI a déjà prévu une récession ( c’est-à-dire la chute du produit intérieur brut (PIB) ) de 7,4% de la zone euro pour l’année 2020.

Pour contrecarrer cette récession, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont décidé de mutualiser la dette européenne, c’est-à-dire que ce sera l’ensemble des pays compris dans la zone euro qui seront emprunteur de cette dette. C’est une première pour l’Allemagne, qui était encore réticente à cette idée le 26 mars dernier, lors du sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement européens selon Le Monde

Leur idée est la suivante : la commission européenne, qui met en place les politiques communes en Europe, pourrait s’endetter à hauteur de 500 milliards d’euros. Cet argent sera reversé aux régions et secteurs les plus touchés par la crise sanitaire du Covid 19. 

L’économiste Henrick Enderlein, président de la Hertie School of Governance, interrogé par Le Monde explicite ce changement de cap allemand : « Merkel a compris que l’Allemagne, en s’en tirant mieux face au virus que les autres grands pays européens, avait une responsabilité immense et devait faire vraiment preuve de solidarité ».

C’est une petite avancée pour l’Europe qui était, selon certains analystes, la grande absente de cette crise sanitaire. Mais cette mutualisation de la dette est une proposition que les 27, c’est-à-dire les pays membres de l’Union européenne, auront encore à approuver.

Pour certains cette somme est encore insuffisante. Interrogé par FranceInter ce matin, l’eurodéputé Europe Ecologie Les Verts, David Cormand, estime que c’est plutôt de “5000 milliards dont il faut parler“. Selon lui, ce plan est “un premier pas au niveau symbolique mais en termes de volume on est très en deçà de ce qu’il faudrait faire“.

Par Clarisse Guibert

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