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Coronavirus. L’appel de détresse du comité de filière de la nuit musicale et festive au gouvernement

Illustration de la scène d'un festival / Pixabay

La filière de la nuit musicale et festive va s’éteindre, faute de planification sectorielle de la part du Gouvernement.

Selon Renaud Barillet, Co-fédérateur du Comité de Filière « Nuit, lieux de fête, de musique et de vie », « La planification officielle de préservation et de reprise de nos activités fait défaut depuis le début de la crise sanitaire pour notre secteur de la nuit, de la culture, de la création.»

De son côté, Frantz Steinbach qui est également fédérateur du Comité de Filière précise que « Le secteur va s’éteindre, faute de planification claire de la part du Gouvernement. La situation est intenable. Nous sommes en danger. »

En mai dernier, le Comité de Filière Nuit avait rédigé une feuille de route de relance sectorielle en lien avec les organisations professionnelles de la filière des lieux musicaux, festifs, indoor et plein air suite à la demande du Gouvernement.

9000 entreprises directement impactées

Malgré ces action, le secteur qui ne semble pas être assez entendu par le Gouvernement, sombre dans une crise économique, sociale et psychologique sans précédent, faute de planification et de mesures adaptées de la part de ce dernier. « En dépit du souhait récent du Ministère de la Culture d’assouplir les règles d’accueil des spectacles assis, il n’y a toujours aucune annonce Gouvernementale concernant une planification officielle des activités « debout » et/ou « de danse », totalement à l’arrêt – et interdites – depuis le 15 mars dernier. » fait savoir le Comité de Filière Nuit.

Le Comité qui lance aujourd’hui un appel de détresse afin d’établir au plus vite n agenda officiel clair, avec un accompagnement financier et social sectoriel adapté, lisible, accessible à tous les acteurs pour englober l’ensemble de la filière, avec pour objectif ultime le retour à une activité économique autoportante à long terme.

Des hommes et des femmes de l’ombre dont les emplois sont plus que menacés !

Rappelons qu’à la suite de cette crise sanitaire, ce sont plus de 9000 sociétés et associations qui sont concernées par l’arrêt total ou partiel de leurs activités. Ce sont toutes les personnes de l’ombre qui œuvrent à la réalisation, la production et la technique des spectacles et festivals qui voient aujourd’hui leurs emplois menacés. Parmi eux : des producteurs, des tourneurs, des organisateurs, des diffuseurs qui font vivre les les quelques 150.000 artistes et DJs professionnels des musiques actuelles, tous auteurs/compositeurs et/ou interprètes.

« Aucune entreprise ne peut survivre sans chiffre d’affaires durant 5 mois, surtout quand la reprise ne se profile pas avant 2021, au mieux. Car une réouverture « en conditions dégradées » ne peut s’entendre que si elle est compatible avec le modèle économique des structures concernées ; or, accueillir dans un établissement 50 personnes au lieu de 200 pour respecter les règles de distanciation fait perdre plus d’argent à l’exploitant que de payer ses charges fixes en restant fermé. » ajoute le Comité.

Un plan-cadre sectoriel pour que les acteurs du spectacle puissent sortir de cette crise

Face à cette crise sanitaire et des enjeux économiques qui portent préjudice au secteur culturel, les Fédérateurs du Comité de filière Nuit et les chefs d’entreprises du secteur demandent au Gouvernement l’élaboration conjointe, sur la base de leurs travaux, d’un plan-cadre sectoriel, avec échéances datées, régissant les 3 phases suivantes :

  • 1- le maintien de la fermeture de nos activités (financements et conditions prise en charges des pertes incompressibles).
  • 2- date et période prévisionnelle de reprise de l’activité (fonds sectoriel de compensation à la reprise en dégradé).
  • 3- date prévisionnelle de retour d’activité à la normale jusqu’à retour à un modèle économique viable autoportant.

« Ceci afin d’annoncer publiquement et officiellement, en septembre, les mesures sectorielles qui en découleront auprès de l’ensemble des professionnels et des organisations de la filière culturelle du « debout » et/ou de la « danse » pour lever tout doute ou ambiguïté sur la considération et la prise en charge de nos activités. » ajoute le Comité.

Ce dernier qui juge primordial de coordonner et placer ce travail de planification sous la houlette du cabinet du Premier Ministre afin d’en garantir la pertinence et l’effectivité, en impliquant activement l’ensemble des Ministres concernés : Tourisme, Culture mais surtout Santé, Intérieur et Bercy.

Ces actions pourront garantir la survie de tous les acteurs et que les efforts entrepris jusqu’alors ne se soldent pas par un monumental gâchis et que les territoires ne s’en trouvent pas appauvris dans leur attractivité.

Le Comité de Filière Nuit, lieux musicaux festifs & de vies qui espère ainsi être entendu au plus vite par le Gouvernement.

Par Jérémy Renard

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