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Paris. Un éboueur fond en larmes au cours d’un reportage : « Après on dit qu’on ne se fait pas agresser, la preuve elle est-là »

Un éboueur parisien fond en larmes dans un reportage de BRUT / Capture BRUT

Les journalistes du média BRUT ont suivi la journée de travail de Ludovic, éboueur à Paris depuis maintenant 4 ans. Un métier de plus en plus difficile à exercer face à une société de plus en plus laxiste comme nous le montrent les images relayées par nos confrères.


Une bouteille lancée en plein reportage sur un éboueur Parisien. Les images ont fait le tour des réseaux sociaux en l’espace de quelques heures et ont fait énormément réagir. La scène a quant à elle été filmée par les journalistes de BRUT, qui ont suivi le travail compliqué de Ludovic Franceschet qui est éboueur depuis plusieurs années dans la capitale.

Il se reçoit une bouteille en plastique

Ce dernier qui s’est notamment fait connaître sur la toile grâce à ses vidéos Tiktok dans laquelle il montre les différentes facettes de son métier et des incivilités auxquelles il est souvent confronté. Aujourd’hui les éboueurs sont régulièrement confrontés à des violences physiques et verbales comme en témoigne l’une des séquence de ce reportage. Alors qu’il est en train de discuter avec la journaliste au sujet de poubelles qui n’ont pas été correctement jetées, un homme jette une bouteille en plastique aux pieds de l’éboueur. « Il nous a jeté ça dessus. C’est n’importe quoi » s’exclame Ludovic qui ne peut s’empêcher de pleurer face à la violence du geste et à l’incivilité de la personne à son égard. « C’est ça voilà… C’est ce genre de comportement là qui est… » explique Ludovic qui peine à retrouver ses mots : « Après on dit qu’on ne se fait pas agresser et tout…Voilà, la preuve est là » ajoute ce dernier encore décontenancé par ce comportement.

Malgré les difficultés dont il fait face au quotidien, Ludovic explique « Kiffé son métier » malgré un salaire qui reste dérisoire. A Paris, un éboueur gagne entre 1500 et 1800 bruts/mois. Un salaire qui n’a pas de quoi attirer les foules face à la dureté du métier. « Quand on vit à Paris, la vie est très très chère, donc c’est largement pas suffisant. » explique Ludovic Franceschet qui se dit « hyper fier » de faire ce métier.

Par Jérémy Renard

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