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Les élus de l’île de Ré s’opposent au Plan de prévention des risques littoraux (PPRL)

Nov 7, 2014 230 Vues Mathilde F. 0 Commentaires
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Tout les maires de l’Île de Ré rejettent la proposition du gouvernement qui leur a présenté le Plan de prévention des risques littoraux destiné à réaménager les territoires qui risquent d’être submergés. Le 28 février 2010, la tempête Xynthia passait sur la France avec son lot de pluie et de vent causant de gros dégâts sur les côtes. De nombreuses digues sur la façade atlantique ont cédé, les eaux ont envahi 50 hectares de terres agricoles et ont causé la mort de 50 personnes.

Après cet événement, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a établi ce programme qui entraina le rachat de 700 maisons par l’État. Le PPRL réglemente la constructibilité des terrains et l’agrandissement des bâtiments en fonction des risques naturels. Les élus de l’Île de Ré sont contre ce plan toujours en action qui signerait « la mort de l’île ».

Jeudi, la réunion qui se déroulait à la préfecture n’a pas donné de résultat, les maires ont quitté la salle après avoir étudiés des cartes présentées par la préfète Béatrice Abollivier qui reconnait que « les élus sont sortis déçus ». Ils ont jugé le PPRL trop « contraignant et disproportionné »  même après sa révision par le gouvernement de François Hollande. Les propositions émises depuis 2012 sont surréalistes d’après les élus parce qu’elles sont basés sur un « scénario d’apocalypse de submersion marine ».

Sur le site internet chargé du tourisme en Île de Ré, le président de la communauté de communes de l’Île de Ré, Lionel Quillet appelle à la mobilisation en dénonçant une tactique de l’État consistant à déclarer des zones inconstructibles plutôt que de construire des digues :

     « Fondée sur une théorie alarmiste et établie suivant des critères peu réalistes, celle-ci menace aujourd’hui les équilibres fondamentaux, sociaux et économiques de l’Île de Ré. Les élus et la population se mobilisent pour obtenir la révision de ce plan inique qui condamne aujourd’hui leurs villages. Plus largement il demande à l’État de revoir sa copie et de déclarer les digues Grandes cause nationale ».

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