6:14 - lundi décembre 17, 2018

Lycée à Mantes-la-Jolie : des lycéens agenouillés mains sur la tête !

82 Vues Virginie A. 0 Commentaires

153 jeunes, lycéens pour la plupart, ont été interpellés à proximité de leur établissement après des affrontements avec les forces de l’ordre.

Une douzaine de lycéens, menottés, à genoux, la tête contre un mur. Une cinquantaine d’autres, alignés, eux aussi à genoux, les mains sur la tête. Ils sont gardés par une dizaine de policiers, matraques sorties. « Voilà une classe qui se tient sage », s’exclame l’homme qui filme, comme l’explique 20 Minutes. Des images « choquantes » selon le ministre de l’Education nationale, « dures » pour son homologue de l’Intérieur.  Le ministre de l’Intérieur a défendu ce vendredi ces interpellations controversées. 

« Il y avait là une centaine d’individus encagoulés et armés de bâtons, avec la ferme intention d’en découdre avec les forces de l’ordre ». « Ce sont des jeunes gens qui ne sont pas forcément des adolescents et des lycéens », a affirmé le ministre lors d’une conférence de presse à Beauveau. Les policiers manquaient de menottes, a assuré une source policière à France 2, expliquant ainsi les jeunes agenouillés lors de leur interpellation. Selon cette même source, l’interpellation en position« à genoux et mains sur la tête » était « réglementaire»et les jeunes ont été placés dans cette position dans l’attente de renforts.

Le Défenseur des droits a annoncé l’ouverture d’une enquête, de même que le ministre de l’Intérieur, tant au sujet des arrestations que de l’origine de la vidéo. Cette enquête portera « sur les conditions dans lesquelles se sont déroulées des interpellations de lycéens à Mantes-la-Jolie », indique dans un communiqué cette autorité indépendante qui rappelle être chargée de«veiller au respect de la déontologie » des forces de l’ordre et de défendre « l’intérêt supérieur de l’enfant ».

Le syndicat lycéen UNL-SD dénonce, lui, le recours à une telle méthode et vient de déposer une plainte. Cette plainte, notamment pour « violences sur mineurs de 15 ans et plus par personne dépositaire de l’autorité publique », a été déposée auprès du procureur de la République de Versailles.

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