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Grossesse hors norme. Les médecins mettent au monde le premier enfant issu d’une greffe de l’utérus

Illustration d'une naissance / Pixabay

Déborah, âgée de 34 ans, a accouché de la petite Misha ce vendredi 12 février après avoir subi une greffe de l’utérus en 2019, une grande première en France.


C’est aujourd’hui une grande avancée médicale que la France est en train de vivre. Suite au communiqué de presse de l’hôpital Foch ce mercredi, nous avons appris la naissance de la petite Misha. « La petite fille est née à 33 semaines de grossesse, elle est donc prématurée et fait l’objet d’un suivi médical rapproché, mais elle est en parfaite santé. Tout comme la maman. » peut-on lire.

L’établissement de santé qui précise que cette réussie est « un immense espoir pour des milliers de patientes nées sans utérus ou présentant une infertilité utérine causée par une hystérectomie ou un utérus non fonctionnel. » La maladie génétique qui a privé Déborah de son utérus, porte le nom de syndrome de Rokistanky. Elle concerne tout de même 1 femme sur 4.500 et est caractérisée par une malformation congénitale de l’utérus et des deux-tiers supérieurs du vagin. 

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Une grossesse hors norme

Déborah est née sans utérus, de ce fait sa stérilité l’empêche de concevoir un enfant avec son conjoint. En 2019, sa mère décide alors de son vivant de lui faire le don de son utérus afin qu’il lui soit greffé. C’est un combat long et sinueux qu’a vécu cette jeune femme avant de parvenir à tomber enceinte.

Le professeur Jean Marc Ayoub qui a réalisé cet exploit avec son équipe s’est exprimé sur le sujet et a donc expliqué à BFMTV que « cette greffe n’a pas vocation à être permanente en raison du traitement antirejet. Il s’agit d’une “greffe provisoire” pour avoir un enfant, mais Déborah pourra toutefois mener à terme une seconde grossesse. »

Un message d’espoir

« Si c’était à refaire, je le referais ! »

Maman de Déborah

Grand-mère pour la quatrième fois, cette dernière dit ne pas avoir hésité une seconde lorsque l’opportunité d’aider sa fille s’est présentée. « Si c’était à refaire, je le referais. (…) Une fois que mon utérus a été transplanté, ce n’était plus le mien. » explique cette dernière à nos confrères, tout en ajoutant : « La première grande aventure s’est terminée il y a plus d’un an, quand on a su que le greffon était bien accroché, qu’il n’y avait plus de risque de rejet, c’était fini pour moi. Maintenant, c’est l’aventure de ma fille. »

La grand-mère de la petite Misha voulait faire passer « un message d’espoir »  à toutes ces femmes atteintes de cette maladie qui souhaitent devenir mère, en leur disant que « c’est possible. ».

Après de longs mois de traitement et d’attente, Déborah a enfin pu réaliser son rêve inespéré de devenir mère, grâce à la générosité de sa mère mais également grâce au savoir-faire et à la compétence de l’équipe médicale.

Par Gherbi Dourra

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